Comment améliorer les relations et la performance entre une direction centrale et ses entités locales ?

Si tous les Directeur/trices de Direction Centrale/Direction Métier Siège s’interrogent sur comment améliorer leurs relations avec les entités locales / filiales, peu se posent la question de leur positionnement vis-à-vis de ces entités. Est-ce le bon positionnement aujourd’hui, dans mon contexte, pour servir la performance des entités locales et du groupe ?
metiers relation client

Synthèse

Le positionnement d’une direction centrale vis-à-vis de ses entités locales — entre appui, expertise, prescription et contrôle — est difficile à trouver mais constitue un levier clé de la performance des filiales et du groupe, trop souvent négligé au profit de purs sujets relationnels. Ce positionnement résulte de facteurs structurels (histoire du groupe, modèle économique, performance locale) mais peut évoluer en actionnant des leviers concrets : périmètre des activités, animation de la filière, pilotage de la performance, gouvernance des processus.

Trouver le juste positionnement est le 1er levier à actionner pour améliorer durablement les relations central-local et in fine la performance de tous.

Sommaire

Le positionnement d’une direction centrale vis-à-vis de ses entités locales opérationnelles n’est jamais évident à trouver tant l’équilibre est complexe entre appui, challenge, prescription et contrôle.

Dans les faits, la plupart des directions centrales dérivent. Soit elles surcontrôlent — et les entités locales contournent, résistent ou se démotivent. Soit elles se positionnent en simple “fournisseur de service” mais peinent à être reconnues. L’équilibre est rarement trouvé et encore plus rarement maintenu dans le temps.

Quatre postures, pas une seule bonne réponse

On peut distinguer quatre grands modes d’intervention d’une direction centrale. Ces quatre postures se structurent généralement selon deux axes : un axe lié au niveau de norme et un axe build vs run.

cabinet conseil marketing positionnement direction centrale

Le positionnement d’une direction centrale n’est jamais monolithique et ne se limitera pas à une posture unique. Il s’agira toujours d’une combinatoire avec des dosages différents de ces quatre grands modes d’intervention.

Ce positionnement n’est par ailleurs jamais figé : il peut et même doit évoluer selon les enjeux ou les périodes de transformation.

Ce qui influe réellement votre positionnement

Le positionnement d’une direction centrale est souvent le résultat de facteurs internes et externes.

L’histoire du Groupe (croissance organique ou par acquisitions), le modèle économique (qui porte le P&L ?), la performance des entités locales (sous-performance ou non), la réalité des compétences en centrale, les enjeux réglementaires du moment influent directement sur le positionnement de la Direction centrale.

Les leviers pour bouger le curseur

Le positionnement n’est pas figé. Il se travaille concrètement, sur plusieurs dimensions :

3 types de Direction Centrale

Direction centrale
"Stratège"

Une Direction centrale « Stratège » aura des interactions assez ponctuelles avec les entités et peu de présence sur le terrain.

Direction centrale
"Process Maker"

Une Direction centrale « Process Maker » aura un dispositif de gouvernance rapproché, une logique de challenge et suivra des indicateurs de résultats et de moyens.

Direction centrale
"Expert "

Une Direction centrale « Expert » interviendra à la demande en apportant un soutien technique ou métier de niveau 2 et jouera un rôle de référent transverse sur les sujets nécessitant une expertise spécifique.

Si les relations entre central et local ne sont pas fluides, si vous sentez que le positionnement devrait bouger sans savoir exactement comment, contactez-nous pour en savoir plus et bénéficier de nos retours d’expérience concrets sur ce sujet.

cabinet conseil achats

Conseil en Marketing

Découvrez l’expertise d’iQo, cabinet conseil en stratégie et transformation, pour accompagner vos enjeux de Relation Client, de Marketing et d’Expérience Client.

Questions fréquentes

Les tensions entre central et local naissent le plus souvent d’un décalage entre le positionnement réel de la direction centrale et les attentes des entités opérationnelles. Une direction centrale qui surcontrôle génère contournement et résistance ; une direction centrale trop en retrait perd sa légitimité et sa valeur ajoutée perçue. Ce déséquilibre s’installe progressivement, souvent sans que personne ne l’ait décidé : il résulte des évolutions de structure, de performance économique, des changements de périmètre ou d’expertise d’un côté ou de l’autre.
Plusieurs inducteurs structurels façonnent ce positionnement : l’histoire du groupe (croissance organique ou par acquisitions), le modèle économique et la question de qui porte le P&L, le niveau de performance des entités locales, les compétences réellement disponibles en centrale, et les enjeux réglementaires ou de transformation du moment. C’est pourquoi ce positionnement doit être revisité régulièrement, et non posé une fois pour toutes.

Quatre leviers principaux permettent de faire bouger le curseur :

  • le périmètre des activités prises en charge (ce qui reste au central versus ce qui est délégué au local) ;
  • les modalités d’animation de la filière (niveau de co-construction, présence terrain) ;
  • le pilotage de la performance (indicateurs de résultats versus indicateurs de moyens) ;
  • et la gouvernance des processus (qui définit les standards, avec quelle finesse, et qui contrôle leur respect). Ces leviers agissent de façon combinée et doivent être cohérents entre eux pour que le repositionnement soit crédible aux yeux des entités locales.
Plusieurs signaux d’alerte doivent attirer l’attention : des tensions récurrentes entre équipes centrales et locales, des entités qui court-circuitent la direction centrale pour traiter directement avec la hiérarchie, des projets communs qui patinent sans raison claire, une difficulté à démontrer la valeur ajoutée du central, ou encore un turn-over élevé dans les équipes centrales. Ces symptômes indiquent rarement un problème de personnes — ils signalent le plus souvent un problème de positionnement structurel que les outils relationnels seuls ne suffiront pas à résoudre.