Externaliser son service client : 10 règles à adopter

Externaliser son service client, beaucoup d’entreprises ont déjà fait ce choix pour gérer leur relation client. Peut-être que vous vous posez la question de savoir comment réussir cette externalisation. Nos experts Marketing et Expérience Client vous donnent leurs 10 règles d’or pour faire de l’externalisation de votre service client une réussite !

externaliser service client
L'externalisation de son service client se prépare et se manage pour éviter les pièges.

Synthèse

L’externalisation du service client s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique pour les entreprises confrontées à la complexification de la relation client, à la multiplication des canaux de contact et à la pression croissante sur les coûts opérationnels. Longtemps perçue comme une simple solution de réduction des dépenses, elle devient désormais un outil d’optimisation globale de la performance : amélioration de la qualité de service, flexibilité organisationnelle, accès à des compétences spécialisées et adaptation rapide aux variations d’activité.

Mais externaliser ne signifie pas abandonner la relation client. Le véritable enjeu réside dans la capacité à piloter efficacement un partenaire externe, à préserver l’identité de marque et à maintenir une cohérence d’expérience entre équipes internes et prestataires. Entre gains économiques, exigences de qualité et enjeux de souveraineté relationnelle, l’externalisation du service client constitue ainsi un arbitrage stratégique majeur pour les directions marketing, expérience client et opérations.

Cette analyse décrypte les raisons qui poussent les entreprises à externaliser, les risques associés, les conditions de réussite et les nouvelles formes d’hybridation entre internalisation et outsourcing dans un contexte de transformation durable des organisations.

Sommaire

1. Se poser les bonnes questions avant d'externaliser son service client

Pourquoi externaliser ? L’externalisation de son service client doit s’inscrire dans une stratégie globale d’entreprise et peut viser plusieurs objectifs :

2. Définir sa stratégie de relation client

L’externalisation du service client peut être totale – c’est-à-dire que l’ensemble des opérations de relation client est confiée à un prestataire externe – ou partielle – c’est-à-dire qu’une partie des opérations continue d’être opérée en interne (le prestataire externe intervient sur des services / motifs de demandes spécifiques ou en débordement).

3. S’assurer de la maturité de son service client

Le recours à l’externalisation du service client nécessite d’avoir atteint une certaine maturité concernant la gestion de sa relation à distance : « on n’externalise bien que ce que l’on connait bien » !

Cela nécessite idéalement de disposer de :

organisation relation client

LIVRE BLANC :
La transformation des organisations de la Relation Client dans l’Assurance

Pour identifier et comprendre les choix stratégiques réalisés par les acteurs du marché et les impacts sur les modèles opérationnels de la relation client à distance, iQo et Alian ont mené une étude auprès de 10 acteurs de référence des marchés santé, prévoyance, épargne, IARD…

4. Définir la localisation de ses activités

In-shore (dans le pays) nearshore (dans un pays voisin) offshore (dans une destination plus lointaine) sont les trois possibilités à investiguer !

Si le coût de la main d’œuvre est souvent le critère prédominant, il ne doit pas être le seul. D’autres éléments structurants doivent être pris en compte pour bien choisir la localisation de ses activités de relation client à distance :

5. Choisir le bon prestataire pour externaliser son service client

Le choix d’un prestataire s’effectue généralement aux termes d’un process d’appel d’offre qui aura permis d’évaluer les dimensions suivantes :

6. Fixer les bons objectifs

La fixation des objectifs les plus structurants de l’activité intervient généralement au moment de la contractualisation, même si la demande de suivi d’indicateurs plus opérationnels peut intervenir après le lancement de l’activité.

Dans tous les cas, les objectifs fixés doivent être  :

7. Choisir qui porte l’environnement technique et sécuriser l’environnement technique

Le bon fonctionnement d’un service client repose sur la constitution d’un socle technique / technologique comprenant les outils suivants :

Dans le cadre de l’externalisation de son service client, deux options sont possibles :  

Le prestataire met à disposition du client donneur d’ordre plusieurs outils / un environnement outils clé en main

Avantages

  • Rapidité de mise en oeuvre
  • Agents déjà formés aux outils / formations aux outils déjà existantes
  • Coûts des outils englobés dans la prestation globale


Inconvénients

  • Développements spécifiques potentiellement nécessaires pour interconnecter les outils du prestataire aux outils du client (ex- CRM et outils de gestion des interactions client)
  • Dépendance plus forte du client donneur d’ordre à son prestataire

Le client donneur d’ordre donne accès au prestataire à son environnement outils

Avantages

  • Outils personnalisés en fonction des besoins spécifiques de l’activité
  • Vision 360° facilement partageable entre les différentes entités de l’entreprise (ex – vision client, stock,… partagée entre le service client et les boutiques)


Inconvénients

  • Coûts de set-up des outils non lissés
  • Accompagnement des conseillers du prestataire à la prise en main des outils nécessaire
La sécurisation de l’environnement technique passe notamment par la création des lignes téléphoniques, les accès aux serveurs, les ouvertures de droits,….

8. Définir son plan de bascule des flux

Une bascule progressive des flux est à privilégier pour assurer une montée en compétences par paliers du partenaire. Sont généralement confiés dans un premier temps les flux froids (emails notamment) qui permettent aux conseillers de s’appuyer sur des banques de réponses préétablies et les motifs « simples » / « à plus faible valeur ajoutée » (avec le plus faible impact commercial & sur l’image de marque).

9. Former son prestataire et l’imprégner de la culture de l’entreprise

Une implication certaine du client donneur d’ordre est attendue lors du lancement d’une activité externalisée. Cette implication peut se matérialiser par :

10. Nouer un partenariat pérenne et impulser une dynamique d’amélioration continue

Mettre en place la bonne gouvernance / les bonnes instances de suivi

La mise en place d’instances de partage régulières avec son partenaire doit permettre de se réaligner sur les objectifs attendus et de mettre en place les actions correctives.

Ces instances peuvent être de plusieurs natures :

… au profit du prestataire … mais aussi du client donneur d’ordres !

L’externalisation de son service client ne doit pas se faire au détriment de la diffusion d’une culture client au sein de l’entreprise.

Pour sensibiliser les collaborateurs aux problématiques clients, certaines entreprises organisent par exemple des immersions / des sessions de double-écoutes régulières avec leurs collaborateurs chez leurs partenaires d’externalisation.

Dans la même logique, le service client – même externalisé – doit demeurer une source privilégiée de remontée de la Voix du Client / de collectes des insights clients avec des sessions de partage régulières organisées entre l’outsourcer et le client donneur d’ordres.

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Questions fréquentes

Les entreprises externalisent leur service client pour répondre simultanément à plusieurs objectifs : maîtriser les coûts, absorber des volumes de contacts fluctuants, accéder rapidement à des expertises métiers et améliorer la disponibilité du support client. L’externalisation permet également de déployer plus rapidement des dispositifs omnicanaux sans investir lourdement en infrastructures internes.

Oui, mais uniquement si elle est pensée comme un levier de performance globale et non comme une simple logique budgétaire. Les économies proviennent principalement de la mutualisation des ressources, de la flexibilité des effectifs et de la spécialisation des prestataires. En revanche, une externalisation mal pilotée peut générer des coûts cachés : baisse de satisfaction client, turnover élevé ou multiplication des reprises de contacts.

Le principal risque concerne la perte de maîtrise de l’expérience client. Lorsque les prestataires ne sont pas pleinement intégrés à la culture de l’entreprise, des écarts peuvent apparaître dans le discours, la qualité de traitement ou la compréhension des attentes clients. S’ajoutent également des enjeux de gouvernance, de protection des données et d’alignement stratégique entre donneur d’ordre et partenaire.

L’externalisation peut concerner différents niveaux d’interactions :

  • support de premier niveau,
  • assistance technique,
  • gestion des réclamations,
  • back-office relationnel,
  • campagnes sortantes ou ventes assistées.

 

Certaines entreprises choisissent une approche hybride en conservant en interne les interactions à forte valeur relationnelle ou stratégique.