Relation client à distance : comprendre et réduire les coûts

Réduire les coûts de la relation client à distance ne consiste pas seulement à diminuer les effectifs ou externaliser les activités. L’enjeu prioritaire est de comprendre la structure réelle des coûts — volume de contacts, durée de traitement et coût du travail — afin d’agir sur les bons leviers opérationnels.

Découvrez dans cet article les indicateurs et les leviers opérationnels pour piloter et réduire les coûts de votre relation client

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Synthèse

Dans un contexte de pression accrue sur les marges, la réduction des coûts de la relation client à distance devient un enjeu stratégique pour les entreprises. Pourtant, les approches centrées uniquement sur la baisse des effectifs ou l’externalisation montrent rapidement leurs limites. L’optimisation durable repose avant tout sur une compréhension fine des déterminants économiques de la performance : volume de contacts, efficacité opérationnelle, organisation du travail et niveau d’autonomie offert aux clients via le selfcare. En combinant automatisation, pilotage de la performance et transformation des parcours clients, les organisations peuvent simultanément maîtriser leurs coûts et améliorer la qualité de l’expérience proposée.

Contents

1. Optimiser les coûts de la relation client à distance : clarifier avant d’agir

Avant de réduire les coûts de la relation client à distance, il faut d’abord comprendre ce qui les compose.

Charges variables

Charges fixes

Comprendre le coût total du dispositif de Relation Client

Cette vision des charges variables et fixes permet de reconstituer le coût total du dispositif, c’est-à-dire l’ensemble des dépenses engagées pour assurer la production de la relation client.

Cette notion de coût total est particulièrement utile pour :

Pour aller plus loin, certaines organisations suivent également le coût par contact, qui correspond au coût moyen d’un contact traité. Il s’obtient en rapportant le coût total du dispositif au volume de contacts traités. Cet indicateur est surtout utilisé à des fins de comparaisons sectorielles (benchmarking).

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La transformation des organisations de la Relation Client dans l’Assurance

Pour identifier et comprendre les choix stratégiques réalisés par les acteurs du marché et les impacts sur les modèles opérationnels de la relation client à distance, iQo et Alian ont mené une étude auprès de 10 acteurs de référence des marchés santé, prévoyance, épargne, IARD…

2. Optimiser les coûts de la Relation Client : agir sur les leviers opérationnels

Cout total du dispositif = (Volume de contact x Durée Moyenne de Traitement x Cout du travail) + charges fixes

Chaque axe correspond à une variable de l’équation et permet d’agir sur le coût total ou le coût unitaire.

Dans cet article, nous nous concentrons sur l’optimisation des charges variables directement liées au traitement des contacts (volume, durée, occupation et coût horaire).

Les charges fixes (locaux, technologies, fonctions support stratégiques) ne seront pas traitées ici, même si elles impactent le coût total, car elles relèvent davantage de choix d’investissement et de structure.

Axe 1 – Réduire les volumes de contacts

La réduction du volume de contacts traités par les agents est le premier levier. Il ne s’agit pas de limiter le service, mais de permettre aux clients de trouver eux-mêmes la réponse à leurs besoins simples et récurrents :

Moins de contacts entrants signifient une part variable du coût total réduite et une pression moindre sur les agents.

Axe 2 – Optimiser la durée moyenne de traitement (DMT)

La DMT est un levier clé du coût total, car elle détermine directement le temps agent consommé par contact. Cependant, c’est un levier sensible : une pression excessive sur la DMT peut réduire artificiellement le temps par interaction mais augmenter les contacts répétés ou dégrader l’expérience client, ce qui fait remonter le volume de contacts, premier facteur de coût.

Concrètement :

En pratique, l’optimisation intelligente de la DMT passe par :

Axe 3 – Maitriser le cout du travail

Le coût du travail représente la part variable la plus significative du coût total du dispositif. Il se compose de deux dimensions principales :

Le coût horaire effectif des agents

Le coût horaire varie selon le modèle d’organisation :

Agir sur le coût horaire effectif permet de réduire le coût total tout en conservant la capacité et la qualité de traitement. La combinaison de modèles internes et externes, ou la mise en place de dispositifs hybrides (télétravail, freelance, prestataires), est souvent la solution la plus efficace pour adapter le coût des ressources à la charge de contacts.

Le taux d’occupation

Le taux d’occupation correspond à la proportion du temps des agents réellement consacrée au traitement des interactions. Une faible occupation entraîne un « gaspillage » de ressources et augmente le coût horaire effectif par contact. Les leviers pour optimiser le taux d’occupation incluent :
L’optimisation du taux d’occupation permet de maximiser la productivité sans augmenter la charge salariale globale, ce qui se traduit par un coût total réduit.
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Questions fréquentes

Le premier levier d’optimisation des coûts dans la relation client est généralement la réduction des contacts entrants, souvent via des solutions d’automatisation / de selfcare. Cependant, il est crucial de veiller à ne pas créer de frustration chez le client, en limitant trop l’accès à l’humain notamment pour les demandes chargées émotionnellement ou nécessitant une expertise.
Les entreprises agissent généralement sur trois axes : la réduction des contacts évitables via la mise en place de solution d’automatisation / de seflcare, l’amélioration de la productivité opérationnelle et le cout du travail via notamment la mise en place d’une organisation hybride entre ressources internes & externe.
Oui, à condition d’être bien conçu. Un selfcare efficace réduit les sollicitations à faible valeur ajoutée, améliore l’autonomie des clients et libère les conseillers pour les demandes complexes, ce qui optimise simultanément coûts opérationnels et qualité de service.

L’automatisation et l’IA transforment la relation client à distance en agissant sur l’ensemble de la chaîne de traitement des contacts. 

  • L’IA permet une prévision et une planification plus précises des volumes de contacts, optimisant ainsi les ressources.
  • Elle facilite l’orientation des demandes, dirigeant les clients vers les bons canaux ou conseillers en fonction de la nature de leur requête.
  • L’assistance aux conseillers via l’IA permet de leur fournir des informations en temps réel et de les guider dans la résolution des demandes complexes.
  • L’IA intervient aussi dans l’automatisation des actions de back-office, réduisant les tâches répétitives et libérant du temps pour des interactions à plus forte valeur ajoutée.
  • Enfin, elle joue un rôle clé dans le pilotage et l’amélioration continue de la qualité en analysant les performances et en proposant des ajustements pour améliorer l’efficacité globale.